Tout Commence en Finistère

Ferme insulaire de Quéménès

L'île de Quéménès

L'île de Quéménès (Kemenez en breton) est située au coeur de l'archipel de Molène dans le Finistère, à environ 9 km (5 milles) du port du Conquet, commune à laquelle elle est rattachée administrativement depuis 1899. Elle est à environ 4 km de l'île de Molène. Quéménès est globalement orientée est-ouest sur une longueur de 1,3 km et a une superficie de 26 hectares. Elle est reliée au nord, par une accumulation de galets submersibles, au Lédénès : un îlot de 4 hectares, lui même rattaché par un cordon de galets à un troisième îlot, le Lédénès Vihan.

L'île est depuis longtemps occupée par l'homme puisqu'elle fut habitée dès la préhistoire, comme ses voisines. On y trouve plusieurs chambres mégalithiques et des menhirs datant probablement du néolithique. Pendant les travaux, nous avons nous-mêmes mis à jour un four datant du moyen âge et de nombreux tessons de poterie.
Plus récemment, en 1953, Henri Tassin loue les terres de Quéménès pour y développer la récolte d'algues et rentabiliser la ferme. En 1960, il achète l'île et s'y installe avec son épouse et leurs enfants. En hiver, ils récoltent le goémon d'échouage pour le revendre sur le continent. Au printemps, les activités de la ferme reprennent ; ils y produisent des pommes de terre, des betteraves, mais aussi des céréales et ils élèvent moutons, vaches et chevaux. A la belle saison, les goémoniers viennent exploiter les champs d'algues aux alentours comme en témoignent les nombreux fours à goémon (plus d'une vingtaine recensés) et les ruines d'abris de goémoniers. Une trentaine de personnes vivent alors sur l'île. A la fin de sa carrière, Henri Tassin pratiquera également la pêche dans les parages, très poissonneux.

Le Conservatoire du Littoral, lors de l’acquisition de l’île en 2003, dresse un bilan qui révèle les richesses naturelles et patrimoniales de l’île. Il décide alors, avec le soutient d’un programme Européen d’échanges insulaires nommé ISLA, et de nombreux partenaires publics et privés de développer un véritable laboratoire du développement durable sur l’île : restauration des bâtiments, installation d’un système de production d’énergies renouvelables, approvisionnement et traitement de l’eau, réfection de la cale, entretien des écosystèmes, etc.

L’île est alors prête pour un nouveau départ.
En 2006, suite à un appel à candidature, Soizic et David sont sélectionnés pour y monter leur exploitation agricole, l’objectif étant que les activités de leur ferme puissent leur permettre de vivre tout en entretenant le site. Culture de (délicieuses) pommes de terre, accueil du public en chambres d’hôtes, élevage de moutons et récolte d’algues de rives sont leurs activités principales.

L'exploitation agricole

L'exploitation agricoleLa base du projet est donc de remettre en activité l'exploitation agricole, pour permettre d'entretenir le paysage de l'île, de préserver les bâtiments, de lutter contre les friches (grâce au pâturage et à la culture) et de préserver les espèces et les habitats remarquables.

L'île est singulière car elle possède :

  • des prairies secondaires sur les parcelles anciennement cultivées ou pâturées, qui sont majoritaires (50 % de la surface),
  • des friches (ptéridaies et ronciers) qui se développent à l'abri des murets (25% de la surface),
  • des pelouses aérohalines en périphérie de l'île (8% de la surface),
  • une végétation caractéristique de haut de grève notamment implantée sur les cordons de galets (choux marins, criste marine),
  • une végétation sub-halophile au bord du loc'h (la petite retenue d'eau près de la cale).

Nous cultivons de (délicieuses) pommes de terre, nous élevons un troupeau de moutons pour la viande, nous récoltons les algues de rives pour l'agro-alimentaire et possédons une petite  basse-cours.

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